'J’ai été un voleur par hasard…pas un voyou…' 11/06/2006
SES ECRITS...A LUI !
QUELQUES EXTRAITS...
LA FAMILLE
"Ma maman par hasard, qui m’enfanta trop tôt, car celui qui fut moi eut pu être un autre…
Pourquoi n’ai-je pas hésité et laissé passer devant, un autre de ces rampants ?"
"Cette cellule comme un utérus et le chauffage, un placenta. Pourtant comme j’aimerais « violer » ma mère encore une fois – malgré la vie, marché de mort – renaître."
"Je pense que je n’ai jamais réussi à décoller de l’enfance, des contes des Mille et Une nuit, rêves d’enfant, réincarnation de Villon, Cartouche….Douce folie d’un rôle dévolu pour l’éternité."
"J’ai peur de moi, de ma force à cause de vous. Je rassure mes faiblesses, mes ambitions et je puise une autre force à vos lèvres. Mais le paradoxe persiste. Je ne peux m’en défaire. Il est trop facile de nier lorsqu’il ne reste plus rien à réfuter."
"Ce sentiment qui m’étreint de votre présence, là, face à moi, je n’ose l’exprimer de peur qu’on ne me l’ôte."
L’ENFANT
"Je rêve de l’impossible du père avec son enfant…"
"Les parents n’ont pas l’exclusivité du bonheur et encore moins un droit de propriété sur leurs enfants. L’homme à sa naissance devient instantanément une individualité et doit s’assumer comme tel à l’intérieur d’une collectivité…Paradoxal mais c’est comme ça !"
"Dis lui que les mots sont quelquefois plus forts que la vie, plus forts que la réalité, qu’ils sont un ailleurs d’une farouche et secrète intimité.
Dis lui encore tout ce que je n’ai pas dit, dis lui mes silences lourds de l’aimer,
de la vivre.
Dis lui ma folie d’être au-delà des normes, des contraintes et des bassesses de ce temps.
dis lui la force de l’absence.
dis lui les chaînes de l’amitié bafouée…"
"Nous n’avons pas le droit d’enfermer l’enfant dans notre unique et personnelle vision des choses, contentons nous de le laisser apprendre sans le forcer dans aucun sens, rien n’est obligatoirement nécessaire, rien non plus n’est absolument inutile"
"Je donnerais dix années de ma vie pour vous avoir toutes les deux ne serait-ce qu’un mois tout près, tout contre moi et la voir grandir dans sa vie de tous les jours…"
"Un enfant ne doit surtout pas craindre ses parents, il doit comprendre en sachant que s’il commet une faute il pourra trouver de la compréhension auprès d’eux, même s’il a droit à une réprimande, il nous faut avant tout éviter cette peur qu’on certains enfants de leurs parents, il faut se mettre à leur niveau, chercher à les comprendre même si c’est difficile, car ça l’est encore plus pour eux qui ouvrent juste les yeux sur la vie et quelle vie !"
LA SOCIETE
"La prison ne serait-elle que l’exutoire de la partie visible de l’iceberg, des hontes de notre société ?"
"Je ne m’y serais jamais fait, je n’aurais jamais accepté de subir passivement tout ce que subit la masse alors que dans les hautes sphères tout est permis, tout est pourri….Ma vie est à moi et non pas à la société mais je préfère ne pas m’engager dans toutes ces polémiques, le bloc de papier n’y suffirait pas, en fait je suis un irrécupérable social !"
"…Laisse les crever dans leur médiocrité et radoter, c’est leur seul plaisir dans une vie totalement insipide et sans but…"
"J’ai vécu, j’ai choisi, j’ai été si pleinement heureux que peu importe si ma vie s’arrêtait aujourd’hui, le peu que j’ai connu si intensément, vaut la vie entière de n’importe quel individu, plus que n’importe quelle « brique » de cette putain de société (« Another brik in the wall » pink Floyd)…comme ils ont raison, eux ont pu s’exprimer par la musique, moi j’aurais pu le faire autrement bien sûr mais il m’a manqué quelques heures de chance supplémentaires…Dommage ! mais je ne regrette rien et, qui plus est, il est trop tard pour faire machine arrière car la justice broie, tue, extermine, je ne regrette que de t’avoir entraîné avec moi dans ce putain d’engrenage…"
LE MARGINAL
"J’ai été un voleur par hasard…pas un voyou…"
"J’ai réglé le délicat accord des tripes et de l’esprit. Maintenant surtout m’éloigner, ne pas subir cette partition écrite par d’autres et destinée à alimenter transes et tiroirs caisses…"
"Le butin, lui ne serait jamais prétexte à la violence : la violence court les rues, les butins aussi, il est toujours possible de choisir l’un sans l’autre et dans notre cas, les butins sans la violence ou aucun des deux."
"L’enfant, le poète, l’homme enfermé ou l’autre, torturé aussi de faim, de peur au fin fond de l’Afrique ou de Paris…Le marginal qui ne sait plus où commence la réalité, où se termine l’illusion, qui ne comprend pas ce qui l’invente, ce qui le fait persévérer de vivre à défaut d’être. J’aimerais tant pouvoir dire : le temps des exclus n’est plus…"
"Ne suis-je pas justement trop blessé pour créer autre chose que de l’inconsistance, une révolte tournant autour d’un thème principal : le refus."
LA PRISON
"L’acceptation est impossible et le refus n’a plus de sens"
"J’étais loup, j’ai bien peur d’avoir revêtu en sus une peau d’ours. A force de tout faire seul, ici."
"Lorsque être seul m’étreint trop fort…Les journaux s’ouvrent comme une sorte de lucarne vers « ailleurs ». Je lis en dévorant, j’ouvre ces lieux un instant."
"Aujourd’hui, ce n’est plus le matin, ce n’est pas encore le soir et c’est le vide."
"Moi qui me plaignais de voir trop de monde en prison, là je suis seul partout, promenade, télé...mais tu connais mon goût pour la solitude alors je ne me plains pas trop, j’attends seulement de savoir pourquoi je suis à Lyon…Penses à m’apporter quelques bricoles, chaussettes, serviettes et sweat, ça caille un peu ici…"
"Cette lettre m’évitera une discussion laborieuse derrière ces glaces qui sont le reflet de cette volonté destructrice qui anime « tout ceci »…"
LA MORT
"Mieux vaut mourir d’une overdose que de désirs inassouvis."
"Avant l’ombre, j’espère la mort
Balle arrivera à bon port
Dernière escale, mon corps…"
"J’ai peur aussi, parfois – Parfois aussi, je pleure. Le plus souvent à mon grand dam, je suis fort, très fort et dur, trop dur…J’ai peur aussi parfois de l’amour, de la mort, de la vie."
"C’est maintenant la simple routine quotidienne de l’attente – une attente de mort que n’éclaire qu’une date ou un fugace espoir de fin non encore datée…"
"Il se passe de drôles de choses et l’impression que je n’y survivrai pas me poursuit…"
"Par moment, je me dis que je n’ai pas été au bout, car finalement qu’est-ce que le bout sinon la mort…"
"Seule la mort a transformé cette comédie en une sinistre tragédie…"
"Vivement la « longue nuit » que je me repose vraiment…"
"Pour le reste, certaines blessures sont miennes et personne ne pourra jamais m’en soulager aussi, la vie et moi reprenons la route vers le crash final, comme tous, avec tout de même quelque chose de transformé, de radicalement changé en moi…"
"Je ne serais rendu à la réalité qu’après être arrivé en bout de course, de ma course."
BRUNO SULAK
LA FAMILLE
"Ma maman par hasard, qui m’enfanta trop tôt, car celui qui fut moi eut pu être un autre…
Pourquoi n’ai-je pas hésité et laissé passer devant, un autre de ces rampants ?"
"Cette cellule comme un utérus et le chauffage, un placenta. Pourtant comme j’aimerais « violer » ma mère encore une fois – malgré la vie, marché de mort – renaître."
"Je pense que je n’ai jamais réussi à décoller de l’enfance, des contes des Mille et Une nuit, rêves d’enfant, réincarnation de Villon, Cartouche….Douce folie d’un rôle dévolu pour l’éternité."
"J’ai peur de moi, de ma force à cause de vous. Je rassure mes faiblesses, mes ambitions et je puise une autre force à vos lèvres. Mais le paradoxe persiste. Je ne peux m’en défaire. Il est trop facile de nier lorsqu’il ne reste plus rien à réfuter."
"Ce sentiment qui m’étreint de votre présence, là, face à moi, je n’ose l’exprimer de peur qu’on ne me l’ôte."
L’ENFANT
"Je rêve de l’impossible du père avec son enfant…"
"Les parents n’ont pas l’exclusivité du bonheur et encore moins un droit de propriété sur leurs enfants. L’homme à sa naissance devient instantanément une individualité et doit s’assumer comme tel à l’intérieur d’une collectivité…Paradoxal mais c’est comme ça !"
"Dis lui que les mots sont quelquefois plus forts que la vie, plus forts que la réalité, qu’ils sont un ailleurs d’une farouche et secrète intimité.
Dis lui encore tout ce que je n’ai pas dit, dis lui mes silences lourds de l’aimer,
de la vivre.
Dis lui ma folie d’être au-delà des normes, des contraintes et des bassesses de ce temps.
dis lui la force de l’absence.
dis lui les chaînes de l’amitié bafouée…"
"Nous n’avons pas le droit d’enfermer l’enfant dans notre unique et personnelle vision des choses, contentons nous de le laisser apprendre sans le forcer dans aucun sens, rien n’est obligatoirement nécessaire, rien non plus n’est absolument inutile"
"Je donnerais dix années de ma vie pour vous avoir toutes les deux ne serait-ce qu’un mois tout près, tout contre moi et la voir grandir dans sa vie de tous les jours…"
"Un enfant ne doit surtout pas craindre ses parents, il doit comprendre en sachant que s’il commet une faute il pourra trouver de la compréhension auprès d’eux, même s’il a droit à une réprimande, il nous faut avant tout éviter cette peur qu’on certains enfants de leurs parents, il faut se mettre à leur niveau, chercher à les comprendre même si c’est difficile, car ça l’est encore plus pour eux qui ouvrent juste les yeux sur la vie et quelle vie !"
LA SOCIETE
"La prison ne serait-elle que l’exutoire de la partie visible de l’iceberg, des hontes de notre société ?"
"Je ne m’y serais jamais fait, je n’aurais jamais accepté de subir passivement tout ce que subit la masse alors que dans les hautes sphères tout est permis, tout est pourri….Ma vie est à moi et non pas à la société mais je préfère ne pas m’engager dans toutes ces polémiques, le bloc de papier n’y suffirait pas, en fait je suis un irrécupérable social !"
"…Laisse les crever dans leur médiocrité et radoter, c’est leur seul plaisir dans une vie totalement insipide et sans but…"
"J’ai vécu, j’ai choisi, j’ai été si pleinement heureux que peu importe si ma vie s’arrêtait aujourd’hui, le peu que j’ai connu si intensément, vaut la vie entière de n’importe quel individu, plus que n’importe quelle « brique » de cette putain de société (« Another brik in the wall » pink Floyd)…comme ils ont raison, eux ont pu s’exprimer par la musique, moi j’aurais pu le faire autrement bien sûr mais il m’a manqué quelques heures de chance supplémentaires…Dommage ! mais je ne regrette rien et, qui plus est, il est trop tard pour faire machine arrière car la justice broie, tue, extermine, je ne regrette que de t’avoir entraîné avec moi dans ce putain d’engrenage…"
LE MARGINAL
"J’ai été un voleur par hasard…pas un voyou…"
"J’ai réglé le délicat accord des tripes et de l’esprit. Maintenant surtout m’éloigner, ne pas subir cette partition écrite par d’autres et destinée à alimenter transes et tiroirs caisses…"
"Le butin, lui ne serait jamais prétexte à la violence : la violence court les rues, les butins aussi, il est toujours possible de choisir l’un sans l’autre et dans notre cas, les butins sans la violence ou aucun des deux."
"L’enfant, le poète, l’homme enfermé ou l’autre, torturé aussi de faim, de peur au fin fond de l’Afrique ou de Paris…Le marginal qui ne sait plus où commence la réalité, où se termine l’illusion, qui ne comprend pas ce qui l’invente, ce qui le fait persévérer de vivre à défaut d’être. J’aimerais tant pouvoir dire : le temps des exclus n’est plus…"
"Ne suis-je pas justement trop blessé pour créer autre chose que de l’inconsistance, une révolte tournant autour d’un thème principal : le refus."
LA PRISON
"L’acceptation est impossible et le refus n’a plus de sens"
"J’étais loup, j’ai bien peur d’avoir revêtu en sus une peau d’ours. A force de tout faire seul, ici."
"Lorsque être seul m’étreint trop fort…Les journaux s’ouvrent comme une sorte de lucarne vers « ailleurs ». Je lis en dévorant, j’ouvre ces lieux un instant."
"Aujourd’hui, ce n’est plus le matin, ce n’est pas encore le soir et c’est le vide."
"Moi qui me plaignais de voir trop de monde en prison, là je suis seul partout, promenade, télé...mais tu connais mon goût pour la solitude alors je ne me plains pas trop, j’attends seulement de savoir pourquoi je suis à Lyon…Penses à m’apporter quelques bricoles, chaussettes, serviettes et sweat, ça caille un peu ici…"
"Cette lettre m’évitera une discussion laborieuse derrière ces glaces qui sont le reflet de cette volonté destructrice qui anime « tout ceci »…"
LA MORT
"Mieux vaut mourir d’une overdose que de désirs inassouvis."
"Avant l’ombre, j’espère la mort
Balle arrivera à bon port
Dernière escale, mon corps…"
"J’ai peur aussi, parfois – Parfois aussi, je pleure. Le plus souvent à mon grand dam, je suis fort, très fort et dur, trop dur…J’ai peur aussi parfois de l’amour, de la mort, de la vie."
"C’est maintenant la simple routine quotidienne de l’attente – une attente de mort que n’éclaire qu’une date ou un fugace espoir de fin non encore datée…"
"Il se passe de drôles de choses et l’impression que je n’y survivrai pas me poursuit…"
"Par moment, je me dis que je n’ai pas été au bout, car finalement qu’est-ce que le bout sinon la mort…"
"Seule la mort a transformé cette comédie en une sinistre tragédie…"
"Vivement la « longue nuit » que je me repose vraiment…"
"Pour le reste, certaines blessures sont miennes et personne ne pourra jamais m’en soulager aussi, la vie et moi reprenons la route vers le crash final, comme tous, avec tout de même quelque chose de transformé, de radicalement changé en moi…"
"Je ne serais rendu à la réalité qu’après être arrivé en bout de course, de ma course."
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